L'histoire de Tourcoing remonte au XIe siècle avec la première mention de son église Saint-Christophe. Pendant des siècles, ce bourg frontalier de la Flandre française vit modestement de l'agriculture et du tissage artisanal. Tout bascule au XIXe siècle : la Révolution industrielle transforme radicalement la ville, propulsant Tourcoing au rang de capitale mondiale de la laine. En 1800, la ville compte à peine 11 000 habitants. Un siècle plus tard, elle en compte 79 000.
Ville de filature, de tissage et de commerce de laine, Tourcoing devient l'un des plus importants centres industriels de France aux côtés de Roubaix et Lille. Filatures, retorderies, teintureries et carderies s'implantent partout, pilotées par des dynasties familiales qui font rayonner le savoir-faire tourquennois dans le monde entier. L'hôtel de ville, édifié entre 1866 et 1885, témoigne de cette opulence avec son style Second Empire.
Après les destructions des deux guerres mondiales et le déclin textile, Tourcoing s'est réinventée. Le patrimoine industriel est devenu culturel : Le Fresnoy, studio national des arts contemporains, ou le MUba Eugène Leroy témoignent de cette renaissance. Ville frontalière avec la Belgique, Tourcoing affirme son identité métropolitaine grâce au métro, au tramway et à la gare TER, tandis que son beffroi de 80 mètres, classé UNESCO, veille sur la ville.